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Subject/Objet: L'autorite internationale des fonds marins acheve sa neuvieme session
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08/08/03
Communiqué de presse
SEA/1788
8 août 2003
L’AUTORITE INTERNATIONALE DES FONDS MARINS ACHEVE SA NEUVIEME SESSION
KINGSTON, 7 août -- L’Autorité internationale des fonds marins a mis fin ce
matin à Kingston à sa neuvième session après examen du rapport du Secrétaire
général, M. Satya N. Nandan, sur les travaux de l’Autorité.
L’Assemblée n’a pas fixé de date pour la tenue de la session 2004 à Kingston.
Les dates proposées, du 29 mars au 8 avril, ayant soulevé des objections de
la part d’un certain nombre de délégations, le Secrétaire général s’est
chargé de s’entendre à ce sujet avec le secrétariat des Nations Unies, qui
fournit les services de conférence à l’Autorité.
L’Assemblée a approuvé le rapport de la Commission de vérification des
pouvoirs (ISBA/9/A/6), présenté par M. Helmut Tuerk (Autriche), qui a déclaré
que des pouvoirs, formels et informels, avaient été reçus de 58 membres de
l’Autorité concernant leur présence à la session.
Rapport du Secrétaire général
Les membres de l’Assemblée ont poursuivi la discussion du rapport du
Secrétaire général entreprise le mardi 5 août. Il a été question ce matin de
l’initiative prise par l’Autorité pour financer la participation aux travaux
des organes techniques des membres venant des pays en développement, le
projet de l’Autorité de recueillir des informations sur les investisseurs
dans les fonds marins et le rôle de l’Autorité dans la gestion de la
biodiversité en haute mer.
Le Japon s’est dit prêt à accepter, comme mesure ponctuelle, la décision
prise par le Conseil et l’Assemblée le 5 août autorisant le Secrétaire
général à verser une avance à un fonds d’affectation volontaire d’un montant
allant jusqu’à 75 000 dollars dans le but de financer la participation aux
sessions de la Commission technique et juridique et de la Commission des
finances des membres ressortissants des pays en développement. Cette
délégation a ajouté qu’il serait « inapproprié » d’utiliser, à ces fins, les
droits versés par les pionniers dans un fonds destiné à financer le
traitement des contrats par l’Autorité; elle a fait valoir que les sommes
inutilisés devraient être restitués aux contributeurs et que les coûts de
déplacements des membres devraient être assumés par l’Autorité sur le budget
ordinaire.
Abordant la question du projet du secrétariat de réunir, en vue des élections
au Conseil l’an prochain, des informations sur le niveau des investissements
des gouvernements relativement aux fonds marins, les Pays-Bas ont demandé des
clarifications au sujet du questionnaire que le Secrétaire général entendait
distribuer. Cette délégation a fait observer que, lors des discussions au
cours de la dernière session, il avait été convenu que les gouvernements
décideraient eux-mêmes de la pertinence ou non des informations à fournir.
Le Secrétaire général, M. Satya N. Nandan, a répondu qu’il ne s’agissait pas
d’un questionnaire mais plutôt d’une demande d’informations afin d’effectuer,
avant l’élection, la mise à jour des listes des différents groupes d’intérêts
représentés au Conseil.
Commentant le rôle de l’Autorité dans la gestion de la biodiversité en haute
mer, les Pays-Bas, à l’instar de l’Allemagne, ont appuyé les efforts ainsi
que l’approche « prudente » adoptée par l’Autorité. De l’avis de ces
délégations, la crédibilité de l’Autorité risquerait d’être compromise si
elle dépassait le mandat qui lui est dévolu en vertu de la Convention des
Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Pour le Mexique, il faut
resserrer avec d’autres organisations la collaboration au niveau du partage
de l’information sur l’exploitation des ressources non vivantes et la
protection de l’environnement marin. La Côte d’Ivoire a exprimé l’espoir
qu’un plus grand soutien serait offert aux membres des pays en développement
afin de leur permettre de participer aux ateliers sur la biodiversité.
Au sujet de la biodiversité, le Secrétaire général a déclaré que l’Autorité
ne visait nullement l’exhaustivité, ni à gérer la recherche scientifique
marine, mais plutôt à recueillir des informations d’ordre pratique.
En réponse à une question soulevée par la Trinité et Tobago, le Secrétaire
général a informé l’Assemblée que tous les contractants avaient soumis leurs
rapports conformément aux dispositions de la Convention.
Dates de la prochaine session
Relativement aux dates de la dixième session, le Secrétaire-général a fait
savoir que les seules dates qu’il avait pu confirmer couvraient la période du
29 mars au 8 avril, vu que l’Autorité dépend du Secrétariat des Nations-Unies
pour des services de conférence.
Un certain nombre de délégations ont exprimé leurs préoccupations quant au
choix de la période. Le Sénégal a signalé qu’il ne sera pas possible pour la
Commission juridique et technique d’examiner les rapports annuels des
contractants, devant être soumis fin mars. Le Fidji a soulevé la question de
la tenue du séminaire scientifique prévu par le secrétariat et dont
l’organisation semblait douteuse avant la prochaine session.
À la demande de la Trinité et Tobago, l’Assemblée a interrompu sa séance pour
permettre au Groupe d’Amérique Latine et des Caraïbes de se concerter sur la
question. À la reprise, le groupe s’est joint à d’autres pour dire que le
créneau proposé ne convenait pas aux travaux de la Commission juridique et
technique et a proposé le 15 avril comme date du début des séances de
l’organe technique, les séances de l’Assemblée et du Conseil débutant une
semaine plus tard.
En réponse à des demandes formulées par plusieurs États, le Secrétaire
général s’est engagé à tout mettre en œuvre pour parvenir à une solution plus
convenable.
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